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Jeu vidéo

Grand Theft Auto IV: Le passage à l'âge adulte

Jean-François Codère
10/05/2008 04h00 

Jeu vidéo - Grand Theft Auto IV : Le passage à l'âge adulte
 

Grand Theft Auto IV est presque assurément le meilleur jeu qui sera lancé en 2008 et, pourtant, on peut dresser une liste de ses défauts longue comme le bras. Il n’y a qu’une chose qu’il fasse bien et c’est la plus importante: raconter une histoire.

GTA IV est probablement le pire jeu de conduite automobile et vraiment le pire jeu de tir de l’année. Certainement aussi le pire jeu de billards, le pire jeu de dards et le pire jeu de quilles.

Bien sûr, le seul fait que toutes ces possibilités – et combien d’autres? – soient réunies au sein d’un même jeu est déjà exceptionnel et explique en très grande partie son succès.

Mais la sauce secrète de cet épisode de GTA est l’histoire de Niko Bellic, un Européen de l’Est qui débarque d’un bateau à Liberty City, où l’attend son cousin Roman. Niko s’est fait promettre une vie de luxe par Roman, mais découvre plutôt que celui-ci tire le diable par la queue dans un appartement infesté de coquerelles.

Le désarroi de Niko, combiné à la crédibilité du jeu des personnages, attribuable autant aux animations qu’aux voix, est l’élément qui nous fait plonger dans ce jeu à fond de train.

Les créateurs semblent d’ailleurs avoir voulu nous forcer à expérimenter cette histoire. Les possibilités du jeu sont plus restreintes qu’à l’habitude au départ, de façon à forcer le joueur à réaliser quelques missions et à lui donner une chance d’«embarquer».

Combien d’«amateurs» de la série y ont en effet déjà passé des heures et des heures, mais n’ont jamais réussi la moindre mission «officielle»? C’est ce qu’on semble avoir voulu décourager.

MOINS, C’EST PLUS

L’accent sur l’histoire arrive à nous faire oublier les nombreux défauts du jeu et même le fait qu’il constitue sur quelques points un recul par rapport à GTA: San Andreas, qui était pourtant pour la PS2.

Points forts
- Histoire captivante
- Profondeur autant en solo qu’en multijoueurs
- Toujours le même humour critique
- Intégration du cellulaire et d’Internet à la mécanique de jeu
Points faibles
- Cellulaire difficile à lire
- La nuit, il fait (très) noir
- Difficile d’avoir une conduite fluide dans les rues encombrées de la ville
- En voiture, la caméra devrait être plus élevée pour montrer plus loin devant
La ville est un peu plus petite. Il y a un peu moins de véhicules disponibles. Surtout, il y a beaucoup moins de possibilités pour personnaliser son héros à son goût.

Malgré tout, GTA IV est d’une profondeur sans bon sens. Le mode solo semble à lui seul interminable et on ne parle même pas encore du nouveau mode multijoueurs, lui aussi très profond.

Plusieurs éléments plus «arcade» de la série ont été laissés de côté ou amoindris dans cette version et c’est ce qu’on retiendra probablement de GTA IV: le passage aux nouvelles consoles aura aussi été celui à l’âge adulte.


Grand Theft Auto IV *****
    Jeu: Grand Theft Auto IV
    Éditeur: Rockstar
    Plateformes: Xbox 360, PS3
    Version testée: Xbox 360
    Cote: «M» (17 ans et +)
    Français: sous-titré
jfcodere@journalmtl.com







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