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Hélène Carrère d’Encausse ne camoufle point son admiration pour le sujet de sa biographie, Catherine II, un âge d’or pour la Russie.
Nul en Russie ne soupçonnait à cette époque que Catherine II mènerait d’une main de fer les destinées de cette contrée. Lectrice des auteurs du siècle des Lumières (Voltaire, Rousseau, Diderot), elle tenta d’appliquer leurs préceptes philosophiques dans un pays en quête de modernité. Sur ce point, Pierre le Grand demeura pour l’impératrice une influence indéniable dans la gestion de l’État.
En lisant cette biographie, nous constatons que les enjeux territoriaux liés à l’Europe ne sont pas apparus avec le vingtième siècle. Catherine espérait ainsi intégrer la Russie dans la «communauté européenne» comme nous l’appelons aujourd’hui. Vladimir Poutine n’a rien inventé!
À ceux qui voudraient en savoir davantage sur la vie tumultueuse (lire amoureuse) de Catherine la Grande, il faudra choisir un autre ouvrage. Celui-ci effleure les liaisons de la gouvernante seulement quand ils ont un penchant diplomatique, préférant s’attarder à ses préoccupations politiques ainsi qu’à sa vaste culture. Tant mieux.
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