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Pour qui se prend Christian Mistral? Ou pour qui son éditeur le prend-il? Pourquoi nous gaver ainsi de ses observations du quotidien dans son pseudo-roman Vacuum? Oui, quelques phrases, envoyées en vrac, font réfléchir, sourire, mais... quel est le but de l’exercice?
Le livre, présenté comme un blog tenu par l’auteur, de Pâques 2002 au Nouvel an, nous renseigne sur ce que Mistral popote, sur ses querelles, les aventures de son jeune ami Kevin, ses déboires juridiques avec un voisin, la revente de ses livres pour pouvoir se payer de la bibine, etc.
Certes, l’actualité politique en filigrane commentée par l’auteur demeure digne d’intérêt. Mais avons-nous besoin de savoir ce qu’il prépare pour dîner? Essaie-t-il de perpétuer le mythe du poète maudit en soulignant sa consommation de coke qui, comme son écriture par moment, s’exécute sur un coin de table?
L’auteur a-t-il voulu démythifier l’environnement de l’écrivain en nous montrant la platitude du sien? Nous aurions compris en moins de pages de quoi il en retournait.
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