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Au moment où des troupes canadiennes occupent l’Afghanistan, le livre Afghanistan, opium de guerre, opium de paix d’Alain Labrousse aidera le néophyte à se retrouver dans la situation politique et géographique de ce pays.
Alain Labrousse a enquêté partout dans le monde sur la géopolitique des drogues. Il a interrogé de nombreux représentants d’organismes non gouvernementaux, des politiciens, des paysans, etc.
Son livre traite de tout ce qui est rattaché de près ou de loin au commerce de l’opium une fois le pavot transformé: la route des drogues ou son influence sur les relations diplomatiques avec les pays limitrophes par exemple.
Interdire ou enrayer complètement la culture du pavot entraînerait des répercussions économiques considérables. La situation politique de l’Afghanistan, en constante ébullition depuis la chute du régime communiste, préoccupe beaucoup l’auteur. Sans faire l’apologie d’Hamid Karzaï, le président actuel, il accorde à son gouvernement certains mérites. Il le perçoit même comme un «moderniste dont l’Afghanistan a besoin pour se développer».
Même si la culture du pavot contredit les principes de l’Islam, plusieurs cultivateurs n’ont d’autres solutions pour surmonter la misère. Cette culture représente une large part du PIB de l’Afghanistan. Son enrayement causerait des torts importants à l’économie.
Alain Labrousse propose ici et là des pistes de solutions mais elles ne sont envisageables que sur plusieurs années. La reconstruction politique de cet Afghanistan déstabilisé socialement et économiquement ne favorisera pas de toutes manières l’enrayement complet de l’opiacée en ses terres. D’autres priorités préoccupent les décideurs pour le moment.
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