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Récemment, la tirade réactionnaire de l’académicien Maurice Druon sur le parler «pittoresque» des Québécois a fait réagir avec raison la linguiste Marie-Éva de Villers. Son ouvrage, Le vif désir de durer, témoigne d’ailleurs de toute la créativité de la langue d’ici redevable sans doute à notre désir de ne pas disparaître.
Un travail monastique attendait Marie-Éva de Villers au cours de ce projet: compiler la totalité des articles du journal Le Devoir et du quotidien français Le Monde pour l’année 1997 afin de comparer les corpus linguistiques d’un côté et de l’autre de l’Atlantique.
L’auteure répartit les québécismes (mots ou expressions propres au français du Québec) relevés dans le quotidien montréalais en trois catégories: les québécismes originaires du fond français (achalandage), les québécismes de création (aluminerie) et ceux d’emprunts à d’autres langues (coroner).
De mots se sont aussi créés pour décrire notre réalité: cégep, dépanneur, polyvalente. Notre faune et notre climat nous ont également inspiré des expressions.
Les alignements répétitifs de certains termes et de statistiques rendent la lecture aride à cause de l’amoncellement d’informations. Il est ardu de s’y retrouver! Il serait recommandé de consulter ce bouquin tel un ouvrage de références plutôt que de le lire d’une traite.
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