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Sorcellerie, vengeance et concupiscence agrémentent ce polar historique. Comme une brûlure sur une robe du dimanche de Monique Fournier relate l’expérience de la jeune Catherine Desportes, accusée de sorcellerie.
Au cours d’un procès, des villageois se liguent contre Catherine autour de la riche Madeleine de Chavignac qui prétend que son fils est mort après avoir dévoré une pomme offerte par la présumée sorcière, son ancienne domestique. Par ces liens occultes, on l’accuse aussi d’être responsable des quatre années d’intempéries s’acharnant sur le village. Dans cette France du 17e siècle, le Diable, comme Dieu, s’immisce partout. Pour l’empêcher de perpétrer le mal, on châtie ses dévots sur Terre.
Seule contre tout une communauté, Catherine Desportes tentera de clamer son innocence jusqu’à la fin.
Cette fresque de Monique Fournier dénote quelques analogies avec notre monde moderne. Partout, les délits d’impiété sont dénoncés plus que jamais, peu importe la confession. Avec la crispation des identités religieuses et des susceptibilités politiques et diplomatiques qu’elle entraîne, Comme une brûlure sur une robe du dimanche arrive à point avec une écriture haletante, des rebondissements surprenants et une intrigue bien ficelée.
Comment ne pas songer à Arthur Miller et ses Sorcières de Salem qui s’en prenait par une métaphore historique efficace à la paranoïa anticommuniste aux États-Unis.
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