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Algérie, fin des années 50, été 57. L'insurrection indépendantiste a désormais embrasé tout le pays. Les deux camps (FLN d'un côté, militaires français de l'autre) se font face, armes à la main. C'est au sein de cet engrenage de violences en forme d'escalade sans fin que se trouvent pris les principaux personnages de cette histoire.
La fille du Djebel Amour est le 8e album des Carnets d’Orient une série en deux volets de Jacques Ferrandez, magnifiquement illustrée et entamée il y a plus de 10 ans.
Le premier volet nous fait découvrir, par le regard du peintre Joseph Constant, l’Algérie des colons français, du 18e siècle jusqu’à la seconde guerre mondiale. Le second volet commence au 6e album, La guerre fantôme, et nous transporte au coeur du conflit Franco-Algérien.
C’est avec beaucoup d'honnêteté et sans réel parti pris que l’auteur porte son regard sur cette fresque historique. Il nous présente des personnages émouvants et attachants, souvent déchirés entre leur culture, leurs racines, l’amour, l’amitié et une identité difficile à acquérir dans cette Algérie en mouvement.
Difficile de ne pas se laisser toucher par l’émotion de tous ces personnages qui se croisent, s’aiment et se trahissent dans une Algérie merveilleusement illustrée par les aquarelles de Ferrandez qui dépeint ici son pays natal avec moult détails graphiques et une lumière si réaliste qu’on s’y croirait.
Le dernier album nous fait découvrir la violence atteinte par les deux partis en cause au cours de la guerre d’Algérie (torture, combats psychologique, propagande). Son côté un peu sombre est largement compensé par la beauté des personnages et des somptueuses scènes de désert..
Une série finalement bien actuelle qui met en relief toute la complexité des relations Franco-Algériennes.
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