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Entre la légende et la vérité, Pierre Harel a choisi. Dans son autobiographie, Rock ma vie, il nous relate les épisodes marquants de son parcours de cinéaste, séducteur, hédoniste, père monoparental et rockeur.
Le lecteur avisé dénotera certaines contorsions à la vérité. Quand le musicien affirme, par exemple, qu’Offenbach a été rabroué par un public qui croyait que le groupe chantait en anglais, à une convention du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN). Harel a joint Offenbach en 1971 et le RIN s’est sabordé...en 1968!
Même distorsion lorsqu’il affirme avoir été reconnu en 1971 à la suite d’un article sur son film Bulldozer paru dans le Journal de Montréal. Il montre la photo à l’appui mais l’article date de...1974! Il est également difficile de croire que son scénario, Taxi, qu’il aurait vendu en cédant ses droits pour le marché américain a donné par la suite le légendaire Taxi driver avec Robert De Niro.
Si les détails de sa vie publique peuvent se vérifier, ceux de sa vie intime lui appartiennent pleinement. À ce propos, le récit captive. Surtout le dernier passage où l’auteur pense mettre fin à ses jours sur un coup de tête mais aussi sur un coup du destin. Ses déboires avec Offenbach, ses querelles avec les producteurs, ses frasques amoureuses sauront en charmer plusieurs.
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