Roy Dupuis enchaîne les tournages depuis quelques années. Au Québec, mais aussi au Canada anglais. L'acteur québécois était d'ailleurs de passage hier au FFM pour défendre That Beautiful Somewhere, film canadien-anglais dans lequel il joue un détective qui enquête sur la découverte d'un corps dans un marais situé en territoire autochtone.
Pour l'aider à résoudre le mystère, le détective en question engagera une jeune archéologue (campée par l'actrice britanno-colombienne Jane McGregor). Ensemble, ils découvriront que la mort de leur sujet d'enquête est peut-être reliée à un étrange rituel amérindien.
«J'ai aimé l'audace de cette histoire, ça va très loin, c'en est même dangereux», explique Roy Dupuis, rencontré hier dans le salon de l'Hôtel Hyatt.
«J'aime aussi comment le film passe d'une enquête policière à l'histoire d'un rituel amérindien. Ça se fond l'un dans l'autre. J'ai bien aimé aussi ma rencontre avec Robert Budreau (le scénariste, réalisateur et producteur du film). C'est le fun de se retrouver avec un petite équipe.»
Petite équipe car That Beautiful Somewhere a été tourné avec un tout petit budget (1,5 M$), en moins de 30 jours, l'automne dernier, dans les environs de North Bay en Ontario.
Secrets
Adapté du roman Loon de A.W. Plumstead, That Beautiful Somewhere aborde, à travers la quête des deux personnages principaux, des thèmes comme la rédemption et la guérison.
«Ça parle aussi beaucoup des secrets, ajoute Dupuis. On en discutait beaucoup pendant le tournage. Les secrets qu'on garde et qui finissent par rendre malade. On cache tous un ou plusieurs secrets ou, enfin, des trucs qu'on croit secrets (rires).»
La question du suicide assisté est également abordée dans le film.
«Je suis pour le suicide assisté, lance l'acteur. Pour moi, une personne qui est lucide et qui souffre doit pouvoir faire ce qu'elle veut de sa vie. C'est sa vie. Si on peut aider quelqu'un à arrêter de souffrir, pourquoi pas ? Personnellement, tout ce qui est en faveur de la liberté et de la responsabilisation de l'individu, je suis pour.»
L'importance du FFM
Roy Dupuis se réjouit de pouvoir présenter That Beautiful Somewhere au Festival des films du monde. Le long métrage de Robert Budreau n'a pas encore trouvé de distributeur au Québec et les premières réactions positives à l'égard du film pourraient permettre aux producteurs de résoudre ce problème.
«Je ne suis pas très calé dans le dossier des festivals de cinéma parce que je ne cours pas ces événements; je n'aime pas les foules, et les films, je préfère les regarder chez moi.
«Mais ce que je sais, c'est que c'est important d'avoir des festivals comme le FFM, qui nous permettent de voir des films qui n'ont pas de distributeur et qu'on ne verrait peut-être jamais sans ce genre d'événement.»
That Beautiful Somewhere, de Robert Budreau, avec Roy Dupuis. Présenté aujourd'hui à 12 h 20 et demain à 17 h au Cinéma Quartier Latin.